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mardi 6 novembre 2007 L’affaire Truchelut - "Tu n’es pas maître dans ta maison quand nous y sommes."
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Le titre de cet article vient d’un vieux refrain folklorique canadien-français auquel fait penser l’histoire de Fanny Truchelut, condamnée pour discrimination à 4 mois de prison avec sursis et à 8 500 euros (amende, dommages et intérêts) parce qu’elle a voulu préserver la neutralité des espaces communs de son gîte. Le joug du relativisme religieux et culturel s’étend, semble-t-il, jusqu’à la propriété et aux convictions personnelles. "Tu n’es pas maître dans ta maison quand nous y sommes..." Fanny Truchelut et son mari possédaient un gîte de vacances dans les Vosges. En août 2006, le couple reçoit un appel d’une femme qui demande à louer des chambres. Dans une lettre intitulée « Chronique d’une provocation », Fanny Truchelut raconte que le couple ne souhaitait pas louer cet été-là parce qu’il voulait effectuer des travaux d’isolation dans le gîte. Il cède finalement devant l’insistance de l’interlocutrice qui réserve et paie l’hébergement pour quatre jours. À son arrivée, Fanny Truchelut fait entrer la famille et constate que deux femmes portent le voile et des djellabas. Elle exprime son étonnement - les informations données sur le gîte auraient dû, selon elle, faire hésiter des musulmanes pratiquantes à louer des chambres à cet endroit - et elle demande aux femmes de retirer leurs voiles dans toutes les parties communes de la maison pour respecter le caractère laïque des lieux et par égard pour les autres locataires et les enfants du couple. « Elles ont toutes les deux refusé catégoriquement. Horia Demiati me traitant d’intolérante, me disant que je devrais apprendre ce que sont les femmes voilées. Elle a poursuivi en me disant que dans ces conditions, la famille ne pouvait pas rester, elle m’a demandé de rendre les arrhes. » Ce que fait Fanny Truchelut pendant que son mari se voit menacé de poursuite par un homme accompagnant les deux femmes. Le tout a duré moins de 5 minutes. Pour ces quelques minutes d’affirmation de soi chez soi, Fanny Truchelut a écopé de 4 mois de prison avec sursis et 8 500 euros d’amende. Ce qui fait dire au magazine Marianne qu’« On peut critiquer le voile en Afghanistan, mais pas en France ». Et à Alain Callès, ancien président du Mrap : « La loi contre le racisme ne peut pas être dévoyée de sa fonction et de son esprit par un tour de passe-passe sémantique qui aboutirait à cette situation paradoxale : condamner les adultes qui combattent le sexisme et l’obscurantisme qui le sous-tendent ! » Au nom du droit des femmes Anne Zelensky, Annie Sugier, Pascal Hilout et Pierre Cassen ont assisté au procès de Fanny Truchelut. Annie Sugier, présidente de la Ligue internationale du Droit des femmes, y a témoigné et déclaré : « Je tiens d’abord à affirmer que je ne serais pas ici auprès de Fanny Truchelut, devant ce tribunal, si je n’étais pas convaincue que Fanny est tout le contraire de quelqu’un de raciste. (...) Je n’ai aucun doute sur le fait que c’est au nom du droit des femmes et de ce que représente le voile qu’elle a pris cette position que j’approuve. » Et Anne Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des femmes témoigne : « Je soutiens Fanny parce qu’elle n’a pas commis le délit dont on l’accuse. Au contraire, elle a refusé ce signe d’apartheid qui nous renvoie toutes à un passé douloureux d’oppression. Je dis à quel point je ressens comme une insulte à ma dignité de femme libre la vue de ces tenues. Et je termine en posant la question de fond : qui agresse qui ? » Pierre Cassen, directeur de Riposte laïque, raconte : « ’Vous êtes la honte du pays !’ J’étais assis à côté d’Anne Zelensky et d’Annie Sugier, quand l’avocat de la LDH, Michel Tubiana, leur lança cette phrase, qui se voulait assassine, après leur avoir dit qu’elles masquaient derrière leur engagement féministe leur haine de l’islam et des Musulmans. » La vieille tactique pour imposer le silence ! Ce serait de la haine de l’islam et des musulman-es (ou des juifs ou des chrétiens) que de ne pas partager leurs croyances et de vouloir exclure de l’espace public ou de son espace personnel l’affichage ostentatoire de croyances religieuses. L’« instrumentalisation » de la religion se déguise-t-elle en lutte contre le racisme ? Accusation classique d’intolérance et de racisme Au sujet des accusations de « racisme » qui fusent d’autant plus aisément qu’on n’a pas à les démontrer, (Mohamed) Pascal Hilout (initiateur du Nouvel islam) écrit : « Nous, féministes et progressistes qui soutenons Fanny, avons de bonnes raisons de penser que les musulmanes sont aussi des citoyennes capables de soutenir un regard critique sur leur soumission à des prescriptions religieuses d’un autre espace-temps. User de cette critique citoyenne n’a plus rien à voir avec la xénophobie avec laquelle des bienveillants incapables d’affronter les réalités nous ont bassinés des décennies durant. « Entre la liberté religieuse béatement sanctifiée et une critique responsable, vigoureuse et sans concession, nous préférons affronter franchement les vélléités des religions qui submergent tout naturellement des pans entiers du champ socio-politique en faisant porter le chapeau aux femmes. » (« Les lois officielles et les lois du ciel », 5 novembre 2007) Des moyens d’action Le fait que des gens de droite ou de l’extrême-droite chrétienne récupèrent à leurs propres fins l’affaire du gîte des Vosges et le soutien des féministes, ainsi que le ton et le style discutables de certaines interventions, ne sont pas des motifs valables de fermer les yeux sur l’injustice. Cela ne change rien à la question de fond que soulève la situation imposée à Fanny Truchelut, à savoir le droit de s’opposer à ce que l’on considère l’oppression des femmes, et à ses symboles en tous lieux - a fortiori et en l’occurrence chez soi - sans être condamnée comme une criminelle. Michèle Vianès, présidente de Regards de Femmes, Anne Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des Femmes, Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes, et Pierre Cassen, animateur de Riposte laïque interpellent le président de la République et les parlementaires dans une pétition qu’on retrouve en ligne. Cette pétition a été signée notamment par trois anciennes ministres, « de sensibilité différente », Yvette Roudy, Corinne Lepage et Françoise Hostalier. Outre cette pétition, on trouve au lien www.halteauvoile.fr les coordonnées nécessaires pour soutenir financièrement l’appel de Fanny Truchelut. Références
Mis en ligne sur Sisyphe, le 4 novembre 2007 © Sisyphe 2002-2010
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Bonjour, Je recommande de lire cet article sur le site Sisyphe |
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Micheline Carrier et Élaine Audet |
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Plan-Liens Forum (1/6) 21 novembre 2007 , par Mohamed Pascal Hilout (2/6) 20 novembre 2007 , par Internaute (3/6) 17 novembre 2007 , par Erwin (4/6) 15 novembre 2007 , par snacky (5/6) 14 novembre 2007 , par émilie rép:
Marine V.
(6/6) 6 novembre 2007 , par Elisseievna rép:
Maurice Champion
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Quand je lis ce genre de message, je ne peux m’empêcher de penser que ce qui manque le plus aujourd’hui, c’est le discernement. On mélange tout, on place tout sur le même pied, on relativise tout, on nivelle tout, de préférence par le bas. Je pense que ça ne vaut pas la peine d’en dire plus, les idées sont faites et figées.
La liberté dite « religieuse » n’est pas un choix de liberté ; la schizophrénie, toujours cette "maladie" qui mène le monde et fait sa loi. Croyances et psychose. Ni Dieu, ni Diable, seulement et totalement une maladie psychiatrique. D’un autre âge, ceux qui se disaient en communication avec Dieu étaient et sont encore appelés « prophètes » avec leurs paroles et écrits indiscutables. De nos jours, ceux qui entendent des voix ont pour certitude que Dieu leur parle ; ce sont nos jeunes en psychose hallucinatoire paranoïde dont le traitement relève de la psychiatrie. Bien et Mal, Bons et Méchants, Dieu et Diable, Enfer et Paradis, tout ce monde binaire, sans positions intermédiaires, ainsi que les angoisses sur le futur, avec son extrémité qu’est la fin du monde, sont toutes les perceptions qui envahissent le psychotique schizophrène. Vous pouvez croire que Dieu existe et communique en toutes langues, tous patois, tous dialectes à des millions de personnes en même temps ; NON, c’est votre psychose qui vous parle, de jour, avec votre vocabulaire, avec vos mots identifiés dans votre culture - d’où les diverses religions - à la manière de vos rêves et cauchemars de nuit. Non, il n’y a pas d’un côté ceux qui sont considérés comme « fous » et de l’autre ceux qui vous font croire être les garants spirituels de la société, c’est une seule et même maladie, la schizophrénie, avec ses symptômes trompeurs. C’est dans cette droite ligne rigoriste schizophrène que les doctrinaires religieux seront toujours pour les contraintes, même désirées, envers les femmes dont le port du voile..., contre la protection sexuelle, contre l’avortement, contre la fin de vie assistée et, de plus en plus, contre le téléthon... Que des délires psychotiques mystiques. Toutes les religions ont pour fondement les soi-disant communications terrestres avec l’au-delà ; Nos psychotiques s’autoalimentent de leurs symptômes hallucinatoires ; Et vous, à qui attribuez-vous vos rêves et cauchemars de nuit ? Sortons de cet omerta, en France, chaque année, 8000 jeunes entrent dans cette maladie de la croyance faite de souffrance psychique avec toutes ses dérives désastreuses dont un taux de suicide élevé. Cette relation croyances/psychose vous semble inadmissible, alors je vous mets au défi de citer une seule autre manifestation qui soit à la fois l’œuvre présumée de l’Au-delà et également les symptômes répertoriés d’une maladie. Est inscrit sur une notice pharmaceutique dédiée : « ... est utilisé pour traiter une maladie qui s’accompagne de symptômes tels que entendre, voir et sentir des choses qui n’existent pas, avoir des croyances erronées... ». La manipulation mentale n’est pas une doctrine que l’on subit, elle est une demande personnelle, un besoin irrationnel intériorisé, que l’on défend bec et ongle, sans aucune réserve, et se nomme « spiritualité ». Sortez de cette prison intérieure organisée, la liberté est devant vous, ainsi soyez-vous ; la vie de nos enfants vaut mieux que ce monde illusoire. La schizophrénie, cette « maladie » que vous l’on appris à ne pas comprendre, ne la laissons plus faire ses ravages, c’est un devoir de santé publique, sans cette prise de conscience collective rien n’avancera... Maurice Champion – Père de jumeaux psychotiques. Cordialement à vous.
La punition donnée à Mme Truchelot me semble trop dure. Je me demande bien cependant comment on pourra faire avancer la cause des femmes voilées en les excluant des lieux publics. Répondre au voile par la discrimination est illogique. Porter un voile ne condamne pas nécessairement une femme à l’opression. Benazir Bhutto, par exemple, le porte fièrement. Beaucoup de femmes libres portent le voile. Bien des femmes enchaînées ne le portent pas.
http://www.ripostelaique.com Je soutiens également Fanny TRUCHELUT Fanny : rejoins nous, unissons nous contre l’axe du mal Imam Grouik Grouik 100% Pur Porc Visitez les sites suivants : www.ripostelaique.com www.grouik-grouik.org
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