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mercredi 10 septembre 2003 Une fillette de 12 ans jugée responsable de son viol Le juge suit l’avis d’un " témoin expert ".
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Parce que son père est soupçonné d’avoir abusé d’elle sexuellement, une jeune Autochtone de 12 ans est jugée responsable de son viol par trois Blancs adultes. (Infos compilées par Martin Dufresne)
Jeudi dernier, à Melfort (Sask.), le juge Fred Kovatch a libéré un homme accusé du viol d’une jeune Autochtone de 12 ans, en accordant foi à un « témoin expert » venu affirmer que les jeunes qui subissent des abus sexuels dans l’enfance ont souvent par la suite des comportements sexuels non appropriés. Compte tenu d’indications d’abus sexuels commis par le père de la victime, le juge Kovatch a prétendu ne pas pouvoir rejeter l’allégation de l’avocat de la défense selon laquelle la jeune Cri aurait, en fait, été « l’agresseur » dans le viol imputé à ses clients. Trois Blancs adultes avaient alors embarqué cette jeune fille, lui avaient offert une bière et l’avaient ensuite agressée sexuellement sur une route de campagne isolée. Les trois avaient été accusés mais un seul, Dean Edmondson, 26 ans, (photo ) avait été reconnu coupable. Le juge Kovatch lui a accordé vendredi une sentence avec sursis de 2 ans, décision qui a ulcéré les collectivités autochtones de la Saskatchewan. Retirée de sa famille, la jeune fille a fait deux tentatives de suicide depuis son agression par Edmondson. Cette décision, relatée sur un site Web du réseau CBC, où l’on peut également entendre un reportage radio, soulève présentement un tollé chez les féministes du Canada, notamment sur la liste de discussion PAR-L. Si l’arrêt Kovatch n’est pas renversé en appel, toute jeune femme ayant subi des violences au cours de son enfance perdra le droit de ne pas être violée, grâce au soupçon que pourra faire planer sur elle l’avocat de son ou de ses agresseurs ! Ainsi, Barbara Anello se souvient qu’en 1995, alors qu’il était avocat, Fred Kovatch avait obtenu que deux autres Blancs, Kummerfield et Ternowetsky, qui avaient enlevé, violé et battu à mort une autre Autochtone, Pamela Jean George, ne soient reconnus coupables que d’homicide involontaire, et ce même si le Code criminel associe en principe automatiquement à un meurtre au premier degré les meurtres survenus dans le contexte d’une agression sexuelle, d’un enlèvement ou d’une séquestration. Le ministère de la Justice de la Saskatchewan a exprimé l’intention d’en appeler de la décision du juge Kovatch. Des groupes comme DAWN Canada, la Saskatchewan Coalition Against Racism et le
programme Young Women at Risk du Sexual Assault Support Centre d’Ottawa s’activent à une campagne de pression visant les instances responsables. Voici quelques adresses où adresser vos propres revendications. Il est également recommandé d’alerter les médias francophones à cette affaire de racisme et de sexisme évidents. 2. L’Institut canadien pour l’administration de la justice 3. Saskatchewan Human Rights Commission 4. L’Honorable Lorne Calvert 5. Saskatchewan Department of Justice 6. George Thomson, Directeur, Institut national de la magistrature, 161 Laurier Ouest, Bureau 300, Ottawa (Ont.) K1P 5J2 Des groupes de femmes mobilisés sur ce dossier 7. LEAF - FAEJ Fonds d’action et d’éducation juridiques - Bureau national Mis en ligne sur Sisyphe le 10 septembre 2003.
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Plan-Liens Forum (1/5) 29 janvier 2008 , par Gary (2/5) 30 août 2006 , par marie (3/5) 4 octobre 2003 , par Elodie (4/5) 2 octobre 2003 , par Fantine rép:
Lledelwin
(5/5) 23 septembre 2003 , par Louise-Anne Maher |
L’indication du groupe ethnique de cette jeune fille replace cet abus dans la longue liste des comportement odieux que des "blancs" s’autorisent sur des amérindiens et amérindiennes. Lled.
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