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dimanche 26 juin 2005

Refuges pour femmes violentées 2003-2004

par Réseau canadien pour la santé des femmes Format Noir & Blanc pour mieux imprimer ce texteImprimer



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Près du tiers de toutes les femmes hébergées temporairement dans un refuge pour femmes violentées le 14 avril 2004 y avaient déjà séjourné dans le passé, selon un nouveau rapport.

À cette date, 3 274 femmes et 2 835 enfants résidaient dans ces refuges, dont 82 % pour fuir une situation de violence. Les autres femmes et enfants s’y trouvaient pour des raisons telles que des problèmes de logement, de toxicomanie et de santé mentale. De toutes les femmes qui avaient déjà séjourné dans un refuge dans le passé, 40 % s’y étaient retrouvées une fois l’année précédente, 38 % de deux à quatre fois et environ une sur 10 cinq fois ou plus.

La plus grande proportion des femmes résidant dans les refuges, soit un peu plus du tiers, étaient âgées de 25 à 34 ans.

Le rapport est fondé sur les données de l’Enquête sur les maisons d’hébergement, un recensement biennal des établissements résidentiels qui offrent un refuge aux femmes victimes de violence conjugale. L’Enquête a fourni de l’information sur les établissements et leurs services pour l’année comprise entre le 1er avril 2003 et le 31 mars 2004, ainsi qu’un aperçu instantané d’une journée des activités et des clients desservis le 14 avril 2004.

Durant cette période d’un an, les admissions dans les 473 refuges, en majeure partie pour des raisons de violence, s’élevaient à 95 326, dont 58 486 femmes et 36 840 enfants. Le nombre total annuel d’admissions en 2003-2004 a diminué de 7 % par rapport à l’enquête menée deux ans plus tôt et de 11 % par rapport aux admissions totales en 1997-1998.

Toutefois, cette situation s’explique surtout par une réduction des admissions annuelles d’enfants, qui ont chuté de 12 % par rapport à 2001-2002 et de 21 % comparativement à 1997-1998. Les admissions annuelles de femmes ont diminué d’environ 3 % par rapport à 2001-2002. Un recul identique avait également été observé entre 1997-1998 et 2001-2002.

Le jour de l’instantané, un cinquième de tous les refuges (93) ont dirigé 221 femmes et 112 enfants vers un autre établissement. Presque les deux tiers d’entre eux ont indiqué comme raison que le refuge était complet, une diminution par rapport aux années précédentes. Les autres raisons invoquées comprenaient des problèmes d’alcool, de drogue et de santé mentale ou parce que le nom de la personne figurait sur une liste de non-admissions ou de mises en garde.

Jour de l’instantané : 5 000 femmes et enfants hébergés dans un refuge pour fuir une situation de violence

Selon l’aperçu instantané réalisé le 14 avril 2004, des 6 109 femmes et enfants séjournant dans un refuge, environ 5 000 fuyaient une situation de violence, ce qui représente environ les trois quarts de toutes les femmes hébergées. Les femmes ont également eu recours à un refuge pour des raisons telles que des problèmes de logement, de toxicomanie et de santé mentale.

La grande majorité des femmes demeurant dans un refuge pour fuir une situation de violence étaient victimes de violence psychologique ou émotionnelle. Presque sept femmes sur dix ont fait état de violence corporelle, 50 %, de menaces, 46 %, d’exploitation financière, 31 %, de harcèlement, et 27 %, d’abus sexuel.

Les deux tiers des femmes cherchaient à fuir une situation de violence familiale imputable à l’époux ou au conjoint de fait actuel, et une sur 10 à l’ex-mari ou à l’ex-partenaire. Les femmes fuyaient une situation de violence provoquée par un parent (6 %), un amoureux actuel ou passé (5 %) et diverses personnes telles qu’un ami, un fournisseur de soins ou un symbole d’autorité (4 %). Pour un faible pourcentage de femmes violentées, la relation avec leur agresseur était inconnue.

Les données de l’Enquête indiquent qu’un plus grand nombre de femmes se font héberger temporairement dans un refuge pour des raisons autres que la violence, comme des problèmes de logement, d’alcool, de drogue et de santé mentale.

Bien que le nombre de femmes ayant cherché refuge pour fuir une situation de violence soit resté pratiquement le même qu’en 1998, le nombre de celles l’ayant fait pour d’autres raisons a augmenté de 11 %.

Les femmes qui utilisent les refuges pour d’autres raisons que pour fuir une situation de violence constituaient environ un quart (24 %) des résidents des refuges. Plus des deux tiers d’entre elles se sont réfugiées parce qu’elles étaient incapables de trouver un logement à prix abordable. Sept femmes sur 10 qui avaient des responsabilités parentales ont amené leurs enfants avec elles. Ces derniers représentaient environ la moitié des résidents des refuges et les deux tiers de ces enfants avaient moins de 10 ans.

Environ un tiers des femmes violentées dans les refuges le jour de l’instantané avaient signalé le cas le plus récent de violence à la police. Près des deux tiers des femmes quittant les refuges n’avaient pas l’intention de retourner vivre avec leur conjoint ou leur partenaire. Parmi les femmes quittant les refuges le jour de l’instantané, seulement une sur 10 prévoyait retourner vivre avec son époux ou son conjoint de fait.

Près des deux tiers des femmes n’avaient pas l’intention de retourner vivre avec leur conjoint ou leur partenaire. Pour le quart des femmes quittant les refuges, on ignorait la destination.

Évolution des types d’établissements qui hébergent les femmes violentées et leurs enfants

Entre le 1er avril 2003 et le 31 mars 2004, 543 refuges connus au Canada assuraient des services d’hébergement aux femmes violentées et à leurs enfants. Alors que les maisons d’hébergement constituaient toujours la majorité des refuges destinés aux femmes victimes de violence familiale, les établissements de services d’urgence représentaient une proportion croissante des refuges pour femmes violentées.

Plus de la moitié des 473 établissements participant à l’Enquête durant l’année étaient des maisons d’hébergement. Environ un cinquième de ces établissements étaient des maisons d’hébergement de deuxième étape et un autre cinquième, des refuges de services d’urgence (incluant des centres d’urgence pour femmes et des refuges d’urgence généraux).

La différence était constituée d’autres types d’établissements, comme les réseaux de maisons d’hébergement, les centres de prévention de la violence familiale en milieu rural de l’Alberta, les refuges provisoires du Manitoba et les centres de ressources en matière de violence familiale de l’Ontario.

Des refuges qui ont participé à l’Enquête, seulement 31, ou 7 %, étaient situés dans une réserve. Moins de la moitié d’entre eux étaient des maisons d’hébergement et plus du tiers étaient des refuges de services d’urgence. Environ un refuge sur six dans les réserves était une maison d’hébergement de deuxième étape.

Le jour de l’instantané, 170 femmes et enfants séjournaient dans les refuges dans des réserves, représentant près de 3 % de tous les résidents des refuges. Environ huit sur 10 (135) de ces femmes et enfants vivant dans des réserves cherchaient à échapper à la violence.

La majorité des refuges offraient les services internes suivants aux femmes résidentes : la défense des droits, le counselling à court terme et les services de renvoi en vue d’un logement. Les services procurés aux ex-résidentes et aux femmes non résidentes ayant besoin d’aide comprenaient souvent les lignes d’écoute téléphonique, le counselling individuel à court terme et la défense des droits.

Près de 5 % des refuges offraient des programmes de traitement ou des services de counselling à l’interne aux partenaires violents non résidents, et plus du tiers ont aiguillé les partenaires vers d’autres organismes aux fins de counselling.

Dans l’ensemble, 4 % des refuges avaient une politique qui autorisait l’admission d’hommes adultes. Entre le 1er avril 2003 et le 31 mars 2004, 47 hommes ont été admis dans ces refuges en raison de mauvais traitements et neuf sur 10 de ceux-ci y séjournaient par suite de violence familiale.

Note aux lecteurs et lectrices :

Le présent communiqué est fondé sur le Juristat intitulé Les refuges pour femmes violentées au Canada, 2003-2004, qui présente les résultats de l’Enquête biennale sur les maisons d’hébergement (EMH).

L’EMH est un recensement de tous les établissements résidentiels qui accueillent principalement des femmes victimes de violence conjugale. Pour l’EMH de 2003-2004, des questionnaires ont été envoyés à 543 refuges, et 473 ou 87 % y ont répondu. Des questionnaires distincts ont été remplis pour les établissements qui comptaient des types de résidence multiples sous le même nom ou à la même adresse.

L’EMH a été élaborée dans le cadre de l’Initiative de lutte contre la violence familiale du gouvernement fédéral, de concert avec les gouvernements provinciaux et territoriaux et des associations de maisons d’hébergement. L’EMH a pour objet de recueillir de l’information sur les services résidentiels offerts aux femmes violentées et à leurs enfants au cours des 12 derniers mois de fonctionnement, et de fournir un aperçu instantané d’une journée des clients desservis un jour donné.

L’analyse des tendances est fondée sur des données de séries chronologiques provenant du fichier sur les tendances de l’EMH, qui comprend uniquement les établissements qui ont participé à l’Enquête chaque année de 1997-1998 à 2003-2004. Par conséquent, l’information tirée du fichier sur les tendances de l’EMH est fondée sur un sous-ensemble de 332 refuges.

Le Juristat : Les refuges pour femmes violentées au Canada, 2003-2004, vol. 25, no 3 (85-002-XIF, 9 $ / 75 $ ; 85-002-XPF, 11$/100 $) est maintenant en vente. La publication Les maisons d’hébergement au Canada : feuillets d’information pour le Canada, les provinces et les territoires, 2003-2004 (85-404-XIF, gratuite) peut être consulté gratuitement en ligne. À la page Nos produits et services, sous Parcourir les publications Internet, choisissez Gratuites, puis Justice.

Pour plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec la Sous-section de l’information et des services à la clientèle au (613) 951-9023 ou au 1 800 387-2231, Centre canadien de la statistique juridique.

Source : un message à la liste de discussion CDN-WOMEN

Diffusé par :

Barbara Bourrier-LaCroix, BSc, MLS
Coordonnatrice du centre d’information
Réseau canadien pour la santé des femmes
Ligne sans frais : 1-888-818-9172
TTY/ATE : 1-866-694-6367
Site.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 26 juin 2005

© Sisyphe 2002-2010

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Réseau canadien pour la santé des femmes


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