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mercredi 30 juin 2004 La complainte de Salomon
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Les Pères de l’Église statuèrent que la bien-aimée du Cantique des cantiques de Salomon n’était pas une femme, mais la représentation symbolique d’une institution, leur Église catholique. Ce n’était pas une idée nouvelle puisque pour les juifs (le Cantiques des cantiques fait aussi partie du corpus de leurs textes sacrés), la bien-aimée était la représentation symbolique du peuple juif. Voici la complainte d’un amoureux en désarroi, en quête de sa bien-aimée, du féminin exclu tant dans la culture grecque que judéo-chrétienne.
Aurions-nous caché la racine en brouillant les traces
Sur la route des nuages au-dessus du fleuve Ce que disent les étoiles À chaque fois IL EST DE TOUTE URGENCE ite missa est Une lumière tait la lumière Une lumière tait la lumière Une lumière tait la lumière Une lumière tait la lumière Est-ce là qu’elle était Une lumière tait la lumière Sous la route des nuages au-dessus du fleuve Vous m’avez fait un tort irréparable
Qu’est-il tenu de croire Qu’est-il tenu de taire Quand la lune sera sous * Cantique des cantiques, de Salomon. Extrait de La Future antérieure, trilogie de Marie Savard publiée aux éditions Trois, 2002. Mis en ligne sur Sisyphe, le 27 juin 2004. Commenter ce texte Imprimer Nous suivre sur Twitter Facebook |
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Marie Savard, poète Poète et auteure-compositrice, née à Québec, Marie Savard a fait des études en sciences sociales à l’Université Laval. Elle publie en 1965 son premier recueil de poèmes aux Éditions de l’Arc. Elle écrit par la suite des textes poétiques et dramatiques pour Radio-Canada pendant dix ans et enregistre plusieurs microsillons de chansons poèmes, dont le célèbre Québékiss en 1971. En 1974, elle initie la première maison d’édition de femmes aux Québec avec La Pleine Lune ; elle y travaillera pendant cinq ans. Oeuvres de Marie Savard : Les Coins de L’ove, Québec, Éditions de l’Arc, 1965. ; Le Journal d’une folle, Montréal : Editions de la Pleine lune, 1975 ; Te prends-tu pour une folle, Madame Chose ?, Montréal, Editions de la Pleine lune, 1978 ;
Bien à moi, Montréal, Editions de la Pleine lune, 1979 ; Sur l’air d’Iphigénie : poème fantastique en deux temps, trois mouvements, Montréal, Editions de la Pleine Lune, 1984 ; Les Chroniques d’une seconde à l’autre, Montréal, Editions de la Pleine lune, 1988. Poèmes et chansons, Montréal, Editions Triptyque, 1992. Bien à moi, Laval, Éditions Trois, 1998. Bien à moi : Mine sincerely, traduction et postface de Louise Forsyth, - Éd. bilingue, Laval, Éditions Trois, 1998.
La Future antérieure, Laval, Éditions Trois, 2002. |
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