|
|
jeudi 29 janvier 2009 Un premier recueil de haïkus par des femmes francophones
|
Imprimer ce texte
DANS LA MEME RUBRIQUE L’épreuve du coeur
Printemps premier
Une mémoire à ta mesure et à ta démesure
Sablier
Prends soin mon amour de la beauté du monde
Aller-retour
Passage
Haïti au cœur
La peau profonde de l’amour
Des ailes et du soleil
Éclats
La poésie en français dans le monde et son rapport au monde
Rebelles
Place du marché
Le fil de l’eau
France Bonneau : un souffle puissant
Funambules
La plénitude et la limite, poèmes d’Élaine Audet
Incandescence
La poète québécoise Hélène Dorion reçoit le prix Mallarmé
L’essence des jours
Dworkin - L’envers de la nuit
Mots d’urgence
Marcheuse de l’impossible !
La complainte de Salomon
Un nom d’amazone
Le cycle de l’éclair
La saison de l’appartenance
Pour Nadine Trintignant
Variations sur un Andantino de Franz Schubert
L’Embellie
À nul autre pareil
Nicole Brossard et Lisette Girouard : nouvelle anthologie de la poésie des femmes au Québec
Fossiles
Poème pour la paix
Madeleine Gagnon, poète engagée
Une poésie ouverte au monde
Point de rupture
La poésie prend le métro
Tweets de @sitesisyphe |
Janick Belleau, une haïkiste québécoise, a dirigé ce recueil et rédigé l’excellente étude sur le haïku et les femmes francophones qui tient lieu de préface. Six encres de Chantal Peresan-Roudil et de Catherine Belkkodja illustrent les poèmes. Ce livre est une nouveauté à plus d’un titre puisque, jusqu’à tout récemment, des hommes surtout ont pratiqué cette forme de poésie. J. Belleau montre comment le haïku, où le "je" ne devrait pas figurer, constitue une ouverture sur l’androgynie. Elle cite Virginia Woolf : "C’est quand cette fusion (des parts féminine et masculine d’une personne) a lieu que l’esprit est pleinement fertilisé et peut faire usage de toutes ses facultés." Les auteures qui ont soumis des poèmes devaient traiter deux des thèmes imposés – l’amitié, les générations, les passages de la vie, la société, la planète – avant de proposer un thème de leur choix. Voici quelques haïkus que j’ai choisis parmi les 283 qui composent ce recueil. le soleil dans l’océan je mange une orange Séverine Denis les horloges de la vie entrouvent les ruines Chantal Viart les grandes ombres de la soirée s’illuminent Micheline Beaudry frôlement d’âmes et d’ailes deux papillons s’aiment Clochelune le chemin tombe dans l’eau peur d’enfant Monique Lévesque se retourner vite la vie devant soi Christine Dumond-Fillon une femme au sein nu plein de lait Lyne Richard dans un dé à coudre au grenier de l’enfance Nora Attala des toits de tôle et des nerfs d’acier Carole Morelli flambe en braises silencieuses derrière sa burqa Lise Gaboury-Diallo un mirage sur l’étang un aveugle fixe le ciel Nicole Gagné Pour en savoir plus, on peut consulter la bibliographie bien documentée de Janick Belleau. Un livre à lire, comme une goutte de fraîcheur, un instant de cohérence cardiaque, un éclat de beauté, dans la course frénétique contre la montre qui caractérise notre époque. Janick Belleau (dir.) Mis en ligne sur Sisyphe, le 22 janvier 2009 Commenter ce texte Imprimer Nous suivre sur Twitter Facebook |
||||
|
Élaine Audet a publié, au Québec et en Europe, des recueils de poésie et des essais, et elle a collaboré à plusieurs ouvrages collectifs. Depuis 2002, elle est l’une des deux éditrices de Sisyphe.
On peut lire ce qu’en pensent
les critiques et se procurer les livres d’Élaine Audet
ICI. |
Sisyphe.org
| Archives
| Plan du site
| Copyright Sisyphe 2002-2011
|
|Retour à la page d'accueil
|Admin
|