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vendredi 22 septembre 2006 Chuchotements écrits
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Némésis
Dessins de l’U
Intervalle
Fer et feu
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Ces femmes qui se couchent et
qui accouchent Chut, chut, chut, chute. Leur voix s’éteint, se tait. C’était ? Et ces femmes qui éduquent, instruisent, soignent, aiment. Combien d’hommes renouvelés passent le soc et le coutre dans leur chair qui cicatrise et se referme sur eux ? Chut, chut, chut. Du bout de leur « hiver de force, de leurs saisons déréglées, Et elles crient, ces femmes, (Chants de femmes indistincts) Mis en ligne sur Sisyphe, le 22 septembre 2006. Commenter ce texte Imprimer Nous suivre sur Twitter Facebook |
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Michèle Bourgon L’auteure a été professeure de français au niveau secondaire pendant 13 ans et est professeure de littérature française au niveau collégial depuis 1990. Elle a prononcé de nombreuses conférences sur des sujets littéraires partout au Québec et elle travaille à plusieurs projets d’écriture. Elle a publié Contes de Noël, qui lui a valu un prix littéraire, et des articles dans Brèves littéraires (Laval, 1999) et Nouvelles Fraîches (Montréal, 1991). Elle a participé à la création de l’émission pour enfants, « Charamoule », à Radio-Canada (1988-1989), sous la direction de Pierre Duceppe. |
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Plan-Liens Forum (1/2) 2 octobre 2006 , par Annie Lafrenière (2/2) 30 septembre 2006 , par Marie-Hélène rép:
Michèle Bourgon
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Bonsoir Marie-Hélène, On me pose souvent cette question-là. D’abord et avant tout, merci de m’avoir lue. Maintenant, l’explication : dans " combien de foi pénétrée à voguer dans leur utérus" il faut comprendre Foi, non pas au sens religieux, mais plutôt au sens d’espoir. La femme porte en elle la vie ; elle porte la foi pénétrée, donc la conviction profonde d’être porteuse de l’avenir de l’humanité. Dans ce sens, combien de foi pénétrée à voguer dans leur utérus : combien de certitude de collaborer à l’avenir du monde. J’ai utilisé consciemment le mot voguer. Il me rappelait nos ancêtres françaises venues ici pour "fertiliser" le pays. En même temps, c’était aussi une référence au liquide amniotique. Il me rappelle aussi que le voyage des femmes ne sera jamais terminé. J’aurais pu écrire : combien de fois pénétrées à voguer dans leur utérus. C’eut voulu dire : combien de fois a-t-on pénétré ces femmes pour en obtenir une douce jouissance. Ce n’est pas ce que je voulais dire. J’aurais aussi pu écrire : combien de foi pénétrée a vogué dans leur utérus. Ça aurait pu alors avoir un sens religieux important. Ce n’est pas non plus ce que je voulais. J’espère avoir bien répondu à votre question et je m’estime honorée que vous m’ayez posé cette question. Encore une fois merci et si le tout n’est pas clair, n’hésitez pas à m’en faire mention.
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